SOLEIL NOIR, c'est un vieux night-club de centre ville, ouvert de 1h à 6h du matin, le genre d'endroit perdu dans une ruelle où il faut taper fort sur la porte et attendre dans le froid qu'on vous ouvre. Sur la façade, un néon rose clignote et illumine nos visages blafards. Derrière nous, tous les paumés de la ville se sont donnés rendez-vous, perfecto et clope au bec, bas résille et chewing gum, jupes léopards et rouge à lèvres ...

Les basses sourdes résonnent dehors, le temps est suspendu, on se regarde en se demandant si on va rentrer puis d'un coup, la porte s'ouvre. Un homme balafré nous dévisage en une seconde.

Puis tout s'enchaîne, on rentre, on dévale les escaliers, déjà on perçoit la caisse claire qui tape avec sa reverb des années 80. SOLEIL NOIR, c'est le revival de la pop eighties salement copiée par des frenchy mélancoliques d'un âge démodé, des musiciens sans honneur, un déhanchement à la Mick Jagger, des textes crus et romantiques en français, un guitar hero, des claviers vintages et des arpégiateurs, un batteur schizophrène, un bassiste robot qui enchaîne les croches comme une machine.

SOLEIL NOIR, c'est les enfants Bâtards de Duran Duran et David Lynch, de Indochine et Mylène Farmer, de Daft Punk et Jean Michel Jarre. Ils ont recrutés les pires salauds, ceux qui maltraitent leur instrument au moins 5h par jour, ceux qui n'ont peur de rien, qui ont soif de vodka et de sensations insolentes, prêt à baiser tendrement leur public et transpirer nus sous un blouson en cuir... Et tout ça juste pour le plaisir.

Des paroles venues du fin fond de l'espace, entre Gainsbourg, Léo Ferré et Top Gun, SOLEIL NOIR c'est la quête de l'amour perdu au bout de la galaxie, un voyage fantasmatique dans les couloirs du désespoir et du sexe sans âme... la recherche perpétuelle de l'étoile jumelle.

contact Soleil Noir : nico@activist.fr